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Framatome

Date de création : 1958

Activités : Commerce de gros de combustibles et de produits annexes

Effectif : 14.000

Site web : www.framatome.com/FR/accueil-57/index.html

Framatome, filiale du groupe EDF depuis 2018, est une entreprise française spécialisée dans le nucléaire. Elle construit des centrales nucléaires et fournit les centrales en équipement nucléaire (réacteurs, chaudières, piles). 

Historique :

Framatome naît en 1958 à la suite d’un accord entre plusieurs entreprises françaises et américaines. Son nom est d’ailleurs issu de la coopération entre les deux pays (Franco-américaine de constructions atomiques). Au départ, elle est un support chargé d’exploiter la licence Westinghouse, spécialisée dans les réacteurs à eau pressurisée. 

Dès les années 1960, l’activité de Framatome est au service de la construction de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes. Quelques années plus tard, l’entreprise entame la construction d’un réacteur pour une usine belge puis connaît une véritable avancée en 1975, lorsque l’État français décide de lui confier la construction de l’ensemble des centrales nucléaires en France. 

Ce monopole développe fortement son activité et Framatome parvient à construire 58 réacteurs à eau pressurisée au cours des vingt-cinq années suivantes, équipant ainsi les 19 centrales nucléaires présentes sur l’Hexagone. En parallèle, elle exporte ses activités : toujours en Belgique mais aussi en dehors de l’Europe, en Chine, en Corée du Sud ou en Afrique du Sud. 

L’entreprise est détenue à partir des années 1990 par deux gros investisseurs : l’État français la contrôle à 36 % par l’intermédiaire du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) et Alcatel en détient 42 % tandis qu’EDF et le Crédit Lyonnais détiennent aussi quelques parts.

À la fin des années 1990, Framatome fusionne ses activités nucléaires avec celles de l’Allemand Siemens, pour créer Framatome ANP : c’est le début d’une restructuration et d’un changement de gouvernance. L’État français augmente alors sa participation jusqu’à atteindre 80 % du capital de l’entreprise, notamment par le biais de la Cogema, la compagnie générale des matières atomiques. Cette dernière fusionne en 2001 avec Framatome et la filiale de la CEA pour créer Topco, bientôt rebaptisé Areva.

En 2006, Framatome est définitivement rebaptisé Areva NP. Les années suivantes sont marquées par le désengagement de Siemens, motivé par la volonté d’abandon du nucléaire dont la tendance est très forte en Allemagne. Fin 2011, la sortie de Siemens offre à Areva l’intégralité des parts d’Areva NP, qui fait ensuite l’objet de convoitises de la part d’EDF. Ainsi, entre 2015 et 2018, il faut trois ans de négociations pour voir EDF racheter Areva NP à qui il redonne aussitôt son nom originel de Framatome. Avec 75 % des parts, EDF est, en 2021, le principal actionnaire de Framatome, devant Mitsubishi Heavy Indutries (19,5 %) et Assystem (5 %), spécialisé en ingénierie et gestions de projets complexes.

Description :

Framatome développe ses activités dans tout ce qui a ressort au nucléaire, de la construction des réacteurs à leur mise en service et à leur entretien. Elle est présente en France sur dix-huit différents sites puisque ses bureaux se trouvent à Courbevoie, en banlieue parisienne, mais aussi à Lyon et Marseille. Elle possède aussi des usines, centres techniques, entrepôts et antennes en Isère, en Saône-et-Loire, en Maine-et-Loire, en Loire-Atlantique, dans le Loiret ou encore en Normandie. Sa présence est aussi importante à l’étranger, en Allemagne, aux États-Unis, en Espagne, en Slovaquie ou en Belgique. 

Framatome investit plus de 200 millions d’euros par an pour l’innovation et l’amélioration des performances industrielles de l’entreprise avec 100 millions d’euros accordés à la recherche et au développement et 50 millions d’euros dédiés à la digitalisation de ses activités.